Le congrès d’Ansar Al Chariaa, un autre coup porté au tourisme

Publié par | 21 mai 2013 | Actualités économiques



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Les efforts visant à relancer le tourisme en Tunisie viennent de subir un coup dur porté notamment par le déclenchement des affrontements entre la police et des groupes salafistes à la cité Ettadhamen et à Kairouan après l’interdiction de la tenue du 3ème congrès annuel d’Ansar al Chariaa.

Chaque fois qu’il y a une petite reprise s’annonce sur le marché touristique, il y a toujours un événement qui la bloque. Et c’est très grave, puisque que les touristes cherchent toujours la stabilité et la sécurité et non plus le statut politique du pays. La violence et l’extrémisme ne doivent composer l’image de la Tunisie.

Il suffit de voir par exemple les conséquences de l’attentat à la synagogue à Djerba, en Tunisie en 2002, sur le secteur du tourisme qui fournit environ 400 000 emplois et des revenus annuels d’environ deux milliards de dollars: la demande des touristes allemands a baissé de près de 6 % dans les années qui ont suivi.

Le tourisme tunisien, qui passe par une période de crise existentielle, aggravée par une conjoncture plutôt morose, cherche à sauver la saison estivale, une saison assez mal partie. D’ailleurs, les professionnels du secteur touristique ont récemment déployé des efforts assidus pour sauver la saison. C’est dans ce contexte qu’ils ont lancé une vaste opération de promotion du tourisme tunisien, depuis 15 mai 2013, en France.

L’objectif est de rassurer les touristes et les partenaires français sur la situation qui prévaut en Tunisie, d’examiner les moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale et de restaurer la confiance des visiteurs.

Le ministère du Tourisme très inquiet !

Intervenant, lundi 20 mai 2013, sur les ondes de la radio Shems fm, le ministre du Tourisme, Jamel Gamra n’a pas hésité à exprimer son inquiétude au sujet des répercussions des derniers événements de la cité Ettadhamen et de Kairouan après l’interdiction de la tenue du 3ème congrès annuel d’Ansar al Chariaa. « Ces évènements ne reflètent en rien l’image de la Tunisie » a signalé Jamel Gamra tout en indiquant, cependant, que les évènements du Chaambi n’ont pas affecté le secteur.

Le ministre du Tourisme a, en outre précisé, que jusqu’à présent, il n’y pas d’annulations de réservations de voyages ou de séjours, « en formulant l’espoir espérant que cela durera  » a-t-il conclu, se félicitant au passage des efforts des forces de l’ordre dans la lutte contre la violence.

Il convient de rappeler que le ministre du Tourisme a stigmatisé les récentes campagnes de prédication et a appelé à y mettre fin au plus vite. Il a fait appel aux autorités compétentes afin d’empêcher ce type de réunions ainsi que d’interdire l’organisation des tentes de prédication par des prêcheurs, de surcroît, dans des zones touristiques. Selon lui, ce genre d’événements a pour incidence de pénaliser la saison touristique de cette année qui peine à décoller.

Un coup monté par les médias internationaux pour frapper l’économie tunisienne

Les medias internationaux n’ont pas manqué l’occasion de présenter la Tunisie comme « une terre de djihad des salafistes ». Des débats télévisés diffusés sur plusieurs chaînes européennes « jugés » non professionnels et malhonnête envers la Tunisie ont noirci les traits de l’image du pays. On parle de complot, de haine, d’amateurisme et de coup monté pour frapper l’économie tunisienne notamment au cours de cette phase transitoire.

Malgré ces propagandes, la Tunisie garde encore intacte son image brillante et que par rapport aux autres pays, l’image de la Tunisie demeure encore honorable, en dépit des difficultés rencontrées, est-il estimé.

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