Coopération : TunIt, un programme italien pour faciliter l’embauche des diplômés tunisiens

Publié par | 16 mai 2013 | Actualités économiques



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Le programme TunIt est une nouvelle composante de l’assistance italienne à la Tunisie postrévolutionnaire et une tentative de répondre aux besoins en cadres des 745 entreprises italiennes basées en Tunisie.

Par Marwan Chahla

Le ministère italien du Développement économique et la Conférence des doyens des universités italiennes ont présenté, hier à Rome, un nouveau programme de formation pour les jeunes diplômés tunisiens qui souhaitent trouver un emploi dans les entreprises italiennes opérant en Tunisie, rapporte l’agence italienne AnsaMed.

Baptisé TunIt, ce stage de formation professionnelle, d’une durée de quatorze semaines, devrait recruter dans un premier temps une trentaine de jeunes Tunisiens détenteurs de diplômes scientifiques ou en affaires postulant pour un emploi dans la gestion des ressources humaines, l’organisation de systèmes, la gestion de projets, les stratégies de marketing et de communication, entre autres domaines.

Le programme TunIt est conçu comme une nouvelle composante de l’assistance italienne à la Tunisie post-révolutionnaire et une tentative de répondre aux besoins en cadres des 745 entreprises basées en Tunisie.

Pour Saida Fatnassi-Ghazouani, conseillère en coopération financière et technique auprès de l’ambassade de Tunisie à Rome, qui assistait au lancement officiel de TunIt, «il s’agit d’un projet gagnant-gagnant».

Alberto Cucino, vice-président du Centre des Nations unies pour la facilitation du commerce, a explicité cette idée, déclarant qu’«il ne peut y avoir de reprise économique dans les pays occidentaux sans une collaboration multilatérale avec les pays émergents, et TunIt cadre très bien dans cette stratégie».

Une autre vérité première n’a pas échappé, non plus, à M. Cucino qui a rappelé que «l’Italie reste le deuxième partenaire économique et commercial de la Tunisie, avec des investissements (en Tunisie) qui ont crû de 25,5% durant les trois premiers trimestres de 2012. Les chiffres sont encore plus bas que ce qu’ils n’étaient avant la révolution, mais ce qu’il faut retenir c’est que la tendance est à présent positive».

La balle est donc dans le camp tunisien. En effet, il reste à notre pays – et plus précisément à ceux qui le gouvernent – de mettre de l’ordre dans ses affaires et de saisir toutes ces mains tendues, petites et moins petites. Il s’agit, également, pour la Tunisie du 14 janvier de (re)mériter l’admiration qu’elle a suscitée il y a un peu plus de deux ans, et d’offrir à nos partenaires certaines garanties (la sécurité et la stabilité, par exemple) pour qu’ils puissent investir, faire des affaires en Tunisie et créer ainsi des emplois.

N’étaient-ce pas le chômage, la marginalisation et les disparités entre les régions les véritables causes de notre 14 janvier?

On aurait oublié tous ces dossiers brûlants pour notre arabo-islamité (?), la complémentarité femme-homme, l’introduction de la chariâ dans la constitution, etc.

Que de pertes de temps et d’énergies! Que de dévoiements!

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